Partager l'article ! La métaphysique du caillou III: Salut les p'tits loups. Aujourd'hui j'ai décidé d'innover un peu : On va parler de go. Vous me direz il n'y ...
Salut les p'tits loups. Aujourd'hui j'ai décidé d'innover un peu : On va parler de go. Vous me direz il n'y a pas que le go dans la vie. C'est sans doute assez vrai. Encore que, je ferais peut-être un post pour expliquer un jour en quoi la vie peut métaphoriquement se voir comme une succession d'attari, de semeai et de shisho. Mais auparavant on expliquera la signification de ces termes. Et encore avant, on va finir d'expliquer les règles du jeu.
Comme nous l'avons vue, L'essentiel des règles tient en une phrase : 'Ce qui est entouré est la propriété de celui qui entoure'. Il vous manque cependant une petite chose. Un léger soucis. Le genre de truc auquel on ne pense pas de premier abord, mais qui pose un sacré problème théorique. Il a conduit à l'établissement de différents ensembles de règles. Pourquoi différents ensembles de règles ? Est-ce bien normal ? Je dirais que non. Il serait souhaitable d'unifier le go sur le plan mondial. J'espère que ça se fera un jour. Le fait est que l'histoire du go s'est très majoritairement déroulé dans les mondes clôt et séparés que sont La Chine et Le Japon. Pour différencier les deux approches, je parlerai de règles Chinoise et de règles Japonaise. La règle Chinoise est aussi la règle Occidentale, et la règle Japonaise est aussi la règle Coréenne. Historiquement, il semble que le go soit né en Chine, il y a des milliers d'années de cela. Je ne dis pas 'inventé en Chine', car je ne sais pas si l'on peut vraiment affirmer que le go ait été inventé. On peut là encore marquer la différence entre le go et les autres jeux de réflexions. Les échecs ont bel et bien été inventé. Une ou plusieurs personnes, ont imaginé en un temps plus où moins long, l'ensemble de règles définissant ce jeu. Mais au go, le terme de règles doit être pris dans son sens le plus faible, car, à l'instar des mathématiques, les principes de ce jeu sont intimement lié à des processus logiques, tellement naturels à l'esprit humain, que l'on ne sait pas si l'on doit parler de règles ou de vérité. Diriez-vous par exemple que 2 + 2 = 4 est une règle ? On sent bien que les propositions '2+2=4', '3+1=4', et ainsi que toutes les opérations arithmétiques ne sauraient se réduire à un ensemble de règle arbitraire. Chacune d'elle est lié d'une manière ou d'une autre à toute les autres. Pire encore, '2+2=4' semble être d'avantage l'expression d'une réalité plutôt qu'une décision arbitraire. Ce n'est pas les mathématiques qui sont façonnés dans un ensemble de règles, mais bien l'ensemble des règles mathématiques qui semblent épouser les formes d'une certaine vérité. Les principes de jeu au go doivent être vu de manière analogue, et ne sont des règles, qu'au même titre que '2 + 2 = 4' en est une pour l'arithmétique. Aussi, de la même manière qu'on serait plus enclin à parler de découverte de l'arithmétique, plutôt que d'invention de l'arithmétique, on sera plus enclin à parler de découverte du go plutôt que d'invention du go. Notez qu'il y a là sujet à débat. L'affirmation : 'il n'y a pas de plus grand nombre premier' est-elle vrai que la vie ou non soit apparu dans l'univers, ou est-elle vrai parce que l'esprit humain la considère comme vrai ? On ne s'attardera pas ici sur ce problème philosophique, qui je n'en doute pas vous passionne
Dans un cas comme dans l'autre, les conséquences de lois mathématiques, qui semblent exprimer la vérité abstraite des choses, peuvent conduire à des concepts qui dépasse l'entendement humain, dans le sens premier du terme. Aussi, j'imagine très bien que quand Ogur le diviseur, premier homme à faire avoir découvert la division par des nombres positifs inférieur à un, a entrevu les conséquences effroyables d'une hypothétique division par zéro, il s'est immolé lui-même avec son laboratoire, afin d'éviter qu'un esprit mal intentionnée ne fasse mauvais usage de sa découverte effroyable (c'est d'ailleurs pour ça que personne ne connais plus cette émouvante histoire aujourd'hui). On a alors brisé l'équilibre naturel des choses, en décidant purement et simplement que la division par zéro était interdite, et serait pas ailleurs sévèrement puni. Effectivement, que faire d'un nombre infinie ? Est-ce seulement un nombre ? Si oui, alors en y rajoutant un, on créera un nombre supérieur, mais cela est impossible, puisqu'il n'y a pas plus grand que l'infinie. Donc le nombre infinie n'est pas un nombre. Du coup des opérations arithmétique peuvent générer des non-nombres à partir de nombres ? Monstrueux, Inacceptable. On doit fermer la boite de pandore : La division par zéro est interdite, taboue. Diviser par zéro, c'est un peu comme manger un fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal : c'est mal.
C'est aussi un peu comme faire une partie de go, et répéter à l'infinie une même séquence. On trouve en effet assez fréquemment ce genre de situation :
Dans le premier diagramme, c'est à noir de jouer. Il a tout intérêt à jouer C2 pour manger la pierre blanche. Dans le deuxième noir vient de jouer, et c'est au tour de blanc d'avoir tout intérêt à jouer D2 pour manger la pierre noir, sans quoi tout son groupe va mourir, et il perdra beaucoup de points. Mais si il mange cette pierre, alors nous reviendrons à la situation du premier diagramme, où noir va à son tour remanger la pierre, afin de tuer le groupe de blanc. Clairement, si on les laisse faire, la partie va durer un temps infinie. Et comme nous l'avons déjà fait remarquer, l'infinie n'est pas le bienvenu dans un monde dont l'espérance de vie des protagonistes arrive toujours au bout du compte, à zéro. Aussi, noir et blanc ne peuvent pas se reprendre chacun une pierre indéfiniment. Que faire alors ? Une première solution serait d'adopter le comportement d'un programme informatique : Faire planter la partie de go avec un 'Error : Unhandled Exeption Division By Zero'. Un tel système est très instable. Je pense que ce serait assez désagréable de voir sa partie de go planter à chaque fois qu'on rencontre une possibilité de répétition infinie. Plutôt que de déclarer les parties nul au moment où l'on rencontre une telle situation, on a décidé d'interdire au joueur de reprendre immédiatement la pierre dans ce cas particulier :
Mesdames et messieurs, devant vos yeux ébahis : un ko.
Blanc vient de jouer en F5. Noir a interdiction de reprendre. Il doit d'abord jouer un coup ailleurs, n'importe où. Ensuite seulement il pourra jouer en G5, si blanc ne l'a pas déjà fait. C'est interdit, c'est la règle. C'est une décision arbitraire, mais malheureusement indispensable. Cette règle est connu sous le nom de ko. On sent bien que cela dénature un peu les choses. C'est pourtant le prix à payer pour stabiliser le go, à notre condition humaine. Cependant, si avec le ko, le go perd en perfection, il n'y perd pas en intérêt, et la règle peut conduire à d'épiques batailles de ko. Quand le ko est un point important à gagner, chaque joueur, ne pouvant reprendre la pierre adverse immédiatement, va essayer de trouver les endroits les plus menaçants possibles pour l'adversaire, espérant le forcer à répondre, afin de reprendre le ko. Mais le ko est-elle bien la seule situation qui puisse introduire des répétitions infinies de séquences ? La réponse est non. Considérez par exemple dans la situation suivante :
Mesdames et messieurs, devant vos yeux ébahis : un triple
ko.
Il s'agit d'un triple ko. Ici, même en respectant la règle du ko, il est possible de répéter les même séquences un nombre infinie de fois : Noir joue en A, Blanc joue en C, noir joue en B, blanc joue en E9, noir joue en D5, blanc joue en E7, et on est revenu à notre point de départ... Voilà qui est terrible. Que faire ? Une règle qui interdit le triple ko ? Mais après il faudra faire une autre règle interdisant d'autre type de situation posant le même problème. Et il y en a. C'est là la première différence entre la règle Japonaise et la règle Chinoise. Les triples ko et les situations analogues étant rarissimes, le Japon n'a pas fixé le Bug, et un triple ko est toujours susceptible de faire planter les parties dans les tournois japonais : Quand une telle situation arrive, la partie est officiellement nulle. (si les joueurs jouent effectivement le triple ko). La règle Chinoise attaque le problème à la base : Elle interdit tout simplement que ne se répète une configuration du jeu ayant déjà existé. Cela incluse les ko, comme les triple-ko et toutes autres situations conduisant à ce genre d'instabilité. Dans le cas ci-dessus, le sixième coup, Blanc en E7 est interdit. Blanc devra jouer ailleurs, et seulement après pourra espérer reprendre le triple ko, si noir joue lui aussi ailleurs.
Voilà, c'est tout pour les règles, mais il reste encore une chose à savoir pour pouvoir
jouer : Quand la partie se termine-t-elle ? et comment compte-t-on les points ? La question du comptage de point peut paraître triviale (nombre de points = territoire + prisonniers). Mais ce
n'est pas le cas. En attendant, keep cool, play go, and say no to drugs.
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Allez faut augmenter la frequence! Quelques infos sur ta vie serait aussi bienvenues!